Les effets de la vue de végétation sur les indicateurs de stress et de santé

Les effets de la vue de végétation sur les indicateurs de stress et de santé

Les effets de la vue de végétation sur les indicateurs de stress et de santé

Cette présentation passe en revue les explications théoriques et les résultats scientifiques concernant les influences des plantes en tant qu’expérience visuelle éprouvée par les personnes. L’accent est mis sur les effets de la vue des plantes sur la récupération ou la guérison du stress ainsi que les indicateurs ou résultats liés à la santé. Cette étude montrera que les résultats scientifiques obtenus à ce jour, qui sont en nombre limité, ont trait à la végétation de grande taille tels les arbres et arbustes plutôt qu’aux plantes et fleurs de petite taille.

La croyance intuitive selon laquelle le contact visuel avec les plantes et autres éléments naturels peut favoriser le bien-être psychologique, promouvoir la récupération du stress et posséder des effets bénéfiques pour la santé remonte à de nombreux siècles, au lointain passé des civilisations urbaines occidentales et orientales (Ulrich et Parsons, 1992).

Depuis au moins le douzième siècle en Europe, cette croyance a joué un rôle récurrent dans la motivation à créer des jardins pour les patients des institutions de soins de santé (Warner, 1987). En outre, en Amérique, en Europe et en Asie, cette croyance a longtemps justifié la création de parcs, de jardins, de paysages, et autres formes de nature dans les villes (Parsons, 1991; Ulrich, 1993).

Étant donné la persistance de la notion d’intuition, il est peut-être surprenant que des études scientifiques visant à la tester n’aient surgi que ces dernières années. De telles études, en apportant des preuves tangibles, scientifiquement probantes des bénéfices apportés par les plantes pourraient s’avérer importantes et permettre de donner une valeur plus grande, voir la priorité, aux plantes parmi les décideurs, les stratèges en politique et le grand public.

Des explications aux effets bénéfiques éventuels

Si les croyances informelles portant sur les bénéfices dans les relations plantes-personnes remontent à des temps anciens, quelles sont les explications et théories avancées par les chercheurs contemporains pour rendre compte des avantages possibles dérivés d’une exposition visuelle aux plantes ou autres formes de nature ?

Jusqu’à il y a peu de temps, la plupart des explications proposées par les chercheurs en sciences sociales insistaient sur les mécanismes culturels et autres processus d’apprentissage. Par exemple, certains auteurs ont suggéré que les habitants de la plupart des nations occidentales apprenaient de leurs propres cultures, en d’autres termes étaient “conditionnés par la culture” consistant à aimer les plantes et autres formes de nature, mais étaient aussi conditionnés à ne pas aimer les villes où la nature faisait défaut.

D’une autre manière, certains chercheurs se sont intéressés à une perspective théorique de l’influence psychologique, l’éveil ou la théorie de la stimulation (Wohlwill, 1976). Une explication fondée sur l’éveil pourrait accréditer l’idée qu’un environnement tel celui des villes – en particulier lorsque ces dernières possèdent un niveau élevé de complexité visuelle, de bruit, d’intensité et de mouvement – peut affecter les personnes de manière négative, en produisant des niveaux de fatigue excessivement élevés et stressants d’excitation psychologique et physiologique.

Parce que des environnements contenant, de manière dominante, des plantes ou autres formes de nature tendent à être plus basses en niveaux d’intensité et moins perceptiblement fouillis que bien des environnements urbains (Wohlwill, 1976), ils devraient avoir comparativement des effets positifs de réduction du stress sur les personnes (Ulrich et Parsons, 1991).

La prédominance des explications culturelles s’articulant autour du thème de l’éveil, a toutefois quelque peu régressé au cours de la dernière décennie alors que les chercheurs se tournaient de plus en plus vers des explications s’appuyant sur l’évolution en faveur des bénéfices dérivés de la nature par l’homme.

Une explication fondée sur l’évolution soutient habituellement que près de deux millions d’années de développement dans des millions naturels ont laissé des marques sur les modèles humains sous forme d’une prédisposition partiellement biologique ou génétique à répondre de manière positive à certains contenus de la nature (par exemple, la végétation, l’eau) et de ses configurations (voir Orians, 1980; Wilson, 1984; Kaplan et Kaplan, 1989; Ulrich, 1993).

Cette affinité pour la nature, qui est partiellement génétique – que E.O. Wilson a intitulé biophila (1984; Kellert et Wilson, 1993) – serait vraisemblablement une donnée de l’adaptation ou augmenterait les chances de survie chez les premiers hommes. Un argument influent de la théorie de l’évolution a été que l’homme moderne devait répondre, de manière particulièrement positive, aux contenus et formes de l’environnement, caractéristiques des décors naturels, qui étaient favorables au bien-être et à la survie des premiers hommes.

On trouve un exemple de ce point de vue dans le travail fascinant de Orians et associés (1980; Heerwagen et Orians, 1993), lesquels ont montré que plusieurs groupes culturels montraient pareillement des niveaux élevés de réponse positive face à des types assez spécifiques de structures et de formes de végétation (Orians, 1986; Sommer et Summit, 1995). Dans l’analyse convaincante d’Orians (1980, 1986), ces structures de végétation correspondaient, pour l’homme prémoderne, au signalement potentiellement élevé de trouver eau, nourriture et aussi sécurité.

D’où cette prédisposition à donner des réponses positives face à des configurations de végétation de ce type, qui devrait être présente dans nos gènes, comme une relique de l’évolution, parce qu’elle a contribué aux chances de survie des premiers hommes. Suivant des lignes de raisonnement similaires, l’acquisition de la capacité de remarquer, de faire attention et de répondre de manière positive aux fleurs ou à l’épanouissement devait être d’un grand intérêt parce que ces caractéristiques présentent une signification liée à la survie, incluant le signalement d’un potentiel élevé à trouver de la nourriture (Heerwagen et Orians, 1993; Ulrich, 1993).

En outre, l’hypothèse selon laquelle l’acquisition d’une capacité partiellement génétique à répondre de manière récupératrice à certains contenus et configurations de la nature, comprenant les plantes, est plausible et présente des avantages majeurs sur le plan de l’évolution de l’homme (Ulrich et al., 1991; Ulrich, 1993). La vie quotidienne des premiers hommes était précaire et impliquait de la fatigue, des activités souvent exigeantes pour obtenir les nécessités de la survie.

De plus, l’affrontement avec les prédateurs et les autres menaces impliquait une mobilisation psychologique et physiologique épuisantes ainsi que l’échappatoire ou le comportement de fuite. De la même manière, la capacité à répondre de manière récupératrice devait augmenter les chances de survie, par exemple, en favorisant une réduction rapide des réponses de stress qui suivaient la rencontre d’une menace dangereuse ou bien le rechargement en énergie physique qui suivait la fatigue et des activités à caractère exigeant.

Il faut mentionner ici les perspectives d’évolution à propos desquelles des réponses récupératrices, ou positives d’une autre manière, en ce qui concerne les plantes et les fleurs, ont récemment obtenu le soutien d’une autre source plutôt inattendue.

Plusieurs études portant sur les réponses de crainte chez les couples ou les jumeaux ont montré de manière convaincante qu’il y avait un rôle génétique fondamental (30%-40%) dans les réponses négatives face à certains objets naturels spécifiques (comme les serpents) qui ont représenté des risques pour la survie tout au long de l’évolution (étudié dans Ulrich, 1993). Cette preuve solide du rôle génétique dans les réponses aux dangers pour l’évolution donne une crédibilité accrue à la notion d’une base partiellement génétique des réponses positives face à des caractéristiques naturelles telles que les plantes et les fleurs qui ont représenté des avantages pour la survie tout au long de l’évolution.

Le rapports entre le stress et la santé

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Toutes les explications envisagées ci-dessus, malgré des fondements théoriques différents, sont conformes à la notion que les expériences visuelles dans des environnements possédant des plantes ou autres formes de nature, devraient exercer des influences récupératrices, ou autrement bénéfiques sur le plan psychologique ou physiologique, sur les personnes.

Si l’on veut étendre ce raisonnement de manière à inclure des bénéfices potentiels pour la santé, il est nécessaire de diverger brièvement et de discuter d’abord le concept clé en la matière : le stress. Cela nous permettra d’avoir une base pour envisager, dans un deuxième temps, les implications pour la santé, d’études qui ont évalué le fait de savoir si l’exposition visuelle aux plantes pouvait favoriser la récupération ou la guérison du stress.

Bien qu’il n’y ait pas de définition simple acceptée de manière universelle, de nombreux chercheurs interprètent le stress comme un processus de réponse ou de réaction à une situation qui est exigeante, présente un défi et ou menace le bien-être (Evans et Cohen, 1987). Selon l’intensité et la durée de la réponse de stress, de nombreuses manifestations négatives peuvent se produire que l’on regroupe dans trois grandes catégories :

  • manifestations psychologiques (exemples : sentiments d’anxiété ou de tension, dépression, colère)
  • manifestations physiologiques (exemples : tension artérielle accrue, muscles tendus, production des hormones du stress, fonction immunitaire supprimée)
  • manifestations comportementales (exemples : manque de sommeil, éclats verbaux ou autres formes d’hostilité, alcool, abus de médicaments, performance réduite en ce qui concerne les tâches de réflexion)

Ainsi que cette liste de symptômes bien étayés le présume, le stress est associé à des effets clairement préjudiciables sur le bien-être psychologique, la performance et la santé. Il n’est pas surprenant que de nombreuses recherches aient lié des facteurs de stress majeurs comme le divorce ou la perte de travail à des états de baisse du niveau de santé.

Mais même comparativement, des facteurs de stress moindres, tels des ennuis (pressions au travail, transport régulier en voiture dans les embouteillages), surtout s’ils se produisent quotidiennement, peuvent déclencher des baisses dans le bien-être (par exemple, Novaco, Kliewer, et Broquet, 1991).

Au regard des influences nuisibles pour la santé des troubles quotidiens et des facteurs de stress majeurs, les études envisagées dans la section suivante, qui portent sur les effets réducteurs de stress que présentent les plantes, permettent de fournir une base logique pour en envisager, par la suite, les bénéfices potentiels.

Résultats des recherches : des effets réducteurs de stress

Un petit nombre d’études, quoi qu’en augmentation, a analysé les effets de la vue de différents types de décors extérieurs, y compris des vues dominés par de la végétation tels que les arbres, arbustes et herbes, sur des personnes individuelles (pour l’étude voir Ulrich, 1993; Ulrich et Parsons, 1992). Prises dans leur ensemble, les études soutiennent la conclusion préliminaire selon laquelle la vue de décors possédant une végétation dominante peut souvent favoriser la récupération du stress.

Des études plus anciennes ont évalué la récupération en utilisant la méthode directe mais limitée consistant à faire évaluer par des personnes leur état de stress en indiquant leurs impressions sur un formulaire standardisé. Une expérience de ce type envisageait deux groupes d’étudiants universitaires qui étaient moyennement stressés par un examen (Ulrich, 1979).

Des diapositives en couleurs présentant des scènes urbaines sans éclairage et dépourvues de végétation ont été montrées à un groupe d’étudiants; on a montré au second groupe des diapositives de divers décors ruraux non distinctifs dominés par de la végétation verte.

Les résultats ont indiqué que les vues avec végétation attiraient l’attention de manière plus effective et favorisaient une récupération psychologique plus grande, comme l’indiquaient de plus grandes baisses des sentiments de crainte et de colère ainsi que des augmentations encore plus grandes des sentiments positifs.

Plus récemment, plusieurs études ont enregistré des réponses physiologiques afin d’obtenir une évaluation plus en profondeur des influences de la récupération du stress. Lors d’une expérience de laboratoire, 120 personnes ont d’abord été exposées à un film impliquant une situation de stress et ont ensuite été choisies au hasard pour subir une période de “récupération” pendant laquelle elles ont visionné des cassettes vidéo montrant, soit des environnements urbains dépourvus de nature, soit des décors naturels (Ulrich et al., 1991).

Les données portant sur la récupération du stress ont été obtenues, d’une part, à partir de scores librement communiqués fondés sur des impressions ressenties et, d’autre part, de quatre mesures physiologiques : la conductivité de la peau, la tension musculaire, la durée de transit de la pulsation (une mesure qui est fortement liée à la tension artérielle systolique), et le rythme cardiaque.

Tous les résultats convergeaient pour indiquer que la récupération du stress était bien plus rapide et plus complète lorsque les personnes étaient exposées à des décors naturels, incluant un décor de type parc dominé par de la végétation verte. Le schéma général des résultats physiologiques a encore suggéré la possibilité de la présence d’une composante du système nerveux parasympathique dans des réponses aux décors naturels mais non construits.

Les réponses parasympathiques sont associées à la récupération et la maintenance de ressources énergétiques ou corporelles. Autre résultat assuré de retenir l’attention : la rapidité à laquelle la récupération s’est faite pendant les expositions à la nature. En moins de cinq minutes d’exposition au décor dominé par la végétation, une récupération significative était évidente dans les enregistrements physiologiques.

Hartig (1993) a aussi étudié la récupération au moyen d’enregistrements physiologiques, comprenant la pression artérielle mesurée à partir de moniteurs portés par les participants, et obtenu, en général, des résultats similaires. Le travail de Hartig émet encore l’hypothèse que les bénéfices potentiels de la vue de végétation pourraient être plus importants pour les personnes faisant l’expérience de stress mais que les personnes non stressées en tirent aussi un bien-être psychologique et physiologique amélioré.

Ainsi que nous l’avons remarqué plus haut, les recherches en laboratoire montrent que même des expositions relativement courtes à des scènes de végétation (environ cinq minutes) peuvent être effectives dans la promotion de la récupération du stress (Ulrich et al., 1991).

Ce résultat est aussi ressorti de recherches où des patients particulièrement stressés accueillis dans des institutions de santé étaient exposés pour des périodes comparativement courtes à des vues de la nature. Coss (1990) a rendu compte de patients exposés à des images “sereines” de nature, comprenant des décors où la végétation était dominante, avaient une pression artérielle plus basse que les patients exposés, soit à des scènes de “stimulation” (par exemple la proximité d’animaux sauvages) soit à des conditions de contrôle sans image.

Les influences sur la santé

Si une exposition courte à des plantes ou à d’autres éléments naturels peut influencer une réduction du stress, il semble possible qu’une exposition plus longue entraîne des effets positifs sur les composants physiologiques et psychologiques du stress et peut-être sur les comportements – qui peuvent à leur tour se refléter dans une amélioration des indicateurs de santé. Cette notion a reçu le soutien de cinq études qui ont examiné le fait de savoir si la vue de végétation ou d’autres éléments naturels par la fenêtre peut avoir des effets bénéfiques pour la santé de patients à l’hôpital et de personnes confinées dans les prisons.

Dans une étude effectuée dans une prison, Moore (1982) a rapporté que les collègues dont la cellule avait une vue sur la nature étaient moins susceptibles de tomber malades que ceux dont les fenêtres donnaient sur le complexe pénitentiaire. Une étude portant sur des patients d’hôpitaux, réalisée par l’auteur (Ulrich, 1984) a envisagé le fait de savoir si une fenêtre placée le long du lit et donnant sur une vue de nature pourrait avoir des influences bénéfiques.

Les données relatives à la récupération ont été comparées pour des patients chirurgicaux (envisagés par paire) qui étaient associés en fonction de caractéristiques susceptibles d’affecter la récupération tels l’âge, le poids, l’usage du tabac, et l’état de santé antérieur. On a donné, au hasard, aux patients des chambres qui étaient identiques, hormis le cas de la fenêtre avec vue : un membre de chacune des paires possédait une fenêtre donnant sur des arbres tandis que la fenêtre de l’autre donnait sur un mur de briques.

Les patients bénéficiant de la vue de la végétation ont eu des séjours postopératoires plus courts, ont été l’objet de commentaires d’évaluation bien moins négatifs dans leur dossier (“le patient a besoin de beaucoup d’encouragement,” “est ennuyé”), et ont eu tendance à avoir des complications postopératoires mineures moins nombreuses tels maux de tête persistants ou nausées.

En outre, les patients qui avaient vue sur le mur de briques ont eu besoin de plus d’injections antalgiques de narcotiques forts tandis que ceux bénéficiant de la végétation ont reçu plus fréquemment des médicaments faibles contre la douleur tel l’acétaminophène.

Dans un prolongement de cette direction de recherche, Ulrich, Lundén, et Eltinge (1993) ont étudié le fait de savoir si l’exposition à des vues de nature simulée avait des influences positives sur le cours postopératoire des patients de chirurgie cardiaque. À l’hôpital universitaire d’Uppsala en Suède, 160 patients qui avaient subi une opération en chirurgie cardiaque ont été affectés au hasard à une condition visuelle consistant soit en une image de nature (arbres, eau, végétation), une image abstraite dominée par des formes rectilignes ou courbes, ou encore à une condition dont ils avaient le contrôle (un panneau blanc ou pas d’image).

Les résultats ont montré que les individus exposés à la vue de végétation/d’eau ont fait l’expérience d’une anxiété postopératoire moins grande que les groupes de contrôle et ceux exposés à d’autres types d’images. En outre, les patients avec la vue sur la végétation/l’eau sont passés plus rapidement que les autres groupes des médicaments forts contre la douleur à une médication moins forte. L’image rectiligne abstraite, par contraste, devait mettre au jour une anxiété plus grande que le fait de ne pas avoir d’image du tout.

Des études de ce type sur les influences pour la santé semblent indiquer que la possibilité de vues sur la végétation peut être reliée de manière crédible à des économies dans les frais de santé. Par exemple, parce que les patients dans les hôpitaux avec vue ont besoin de moins de doses d’injections des antalgiques les plus coûteux (Ulrich, 1984), et les prisonniers dans les cellules avec vue font moins appel aux services de santé (Moore, 1982), il semble que certaines économies pourraient être attribuées à juste titre à la vue de végétation ou autres élément naturel.

Conclusions

Le nombre des études scientifiques dans ce domaine est limité, mais les résultats montrent déjà sensiblement que les plantes et autres éléments naturels peuvent réduire le stress et, dans certaines situations, avoir des influences bénéfiques sur la santé.

Plusieurs chercheurs ont découvert que la vue de végétation peut entraîner une récupération significative du stress dans les cinq minutes ou moins, comme l’indiquent les changements dans les indicateurs physiologiques telle la pression artérielle.

La rapidité apparente de la récupération soulève la possibilité que même des contacts visuels relativement brefs avec les plantes sur le lieu de travail, à la maison et dans d’autres lieux construits pourraient être importants pour la promotion de la récupération des effets nuisibles du transport, de la pression au travail et d’autres facteurs de stress que la plupart des habitants des villes rencontrent tous les jours.

La récupération du stress provenant de la vue de végétation se manifeste apparemment dans une combinaison d’effets bénéfiques, comprenant : des augmentations dans les impressions positives; une baisse dans les sentiments négatifs ou associés au stress telles l’angoisse, la colère ou la tristesse; des changements positifs dans différents systèmes corporels, comprenant la réduction de la mobilisation du système nerveux sympathique délétère; et souvent une attention ou un intérêt dirigé vers la scène qui pourrait réduire temporairement les inquiétudes ou bloquer les pensées associées au stress (Ulrich et al., 1991).

Cette combinaison d’influences bénéfiques réductrices du stress qui peut provenir d’expositions ne durant que quelques minutes, pourrait sous-tendre les bénéfices pour la santé, rapportés dans plusieurs études où des individus stressés dans les hôpitaux et les prisons étaient exposés pour de plus longues périodes à des vues sur la végétation (Ulrich et Parsons, 1992).

À ce jour, la plupart des résultats de la recherche font état de végétation de grande taille telle une végétation mixte comprenant des arbustes et des arbres, plutôt que des plantes de petite taille et des fleurs. Le manque d’intérêt de la recherche pour les fleurs peut être attribué au manque de moyens pour financer ce type d’études.

Si cet obstacle était surmonté, presque toutes les méthodes de recherche utilisées pour étudier la grande végétation – par exemple, l’évaluation physiologique ou la notion de récupération – pourrait être directement appliquées à des petites plantes ou des fleurs (Parsons, Ulrich, Tassinary, 1994). La recherche scientifique sur les influences physiologiques et sur la santé de la vue de fleurs ou de petites plantes pourraient contribuer à rendre crédibles et convaincants les bénéfices rencontrés, de manière à réussir à justifier une importance plus grande et un rôle prioritaire pour les plantes.

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