La préparation d’un sol potager

La préparation d’un sol potager

La préparation d’un sol potager
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On rêve tous de pouvoir se faire pousser ses propres légumes, et ainsi devenir autonomes sur ce point tout en faisant des économies. Mais voilà, encore faut-il avoir la chance de posséder ou louer un terrain ou au moins un balcon-terrasse…

Alors pour ceux dont ce détail primordial n’est plus un problème, par quoi commencer pour se lancer dans une telle aventure où nous serons le jardinier ? Et bien en tout premier lieu, il faudra travailler la terre pour qu’elle soit la plus fertile possible pour accueillir nos semis et plantations. Voici ici quelques explications pour bien démarrer.

Une tenue spéciale jardinage

Tout d’abord, il faut bien avoir en tête qu’il ne faut pas craindre de se salir les mains pour jardiner, bien que la terre soit loin d’être comparable à un déchet.

Bien sûr, l’on peut utiliser des gants pour éviter de trop s’abîmer les ongles, c’est même conseillé lorsque l’on utilise des outils. Mais il faut comprendre que le travail de la terre est tout de même un effort physique où nous avons tendance à côtoyer la boue.

Mais sans cette étape nécessaire, nous n’aurions pas de beaux légumes à déguster ni de fleurs à apprécier. Alors puisqu’il faut se mettre au contact de la gadoue pour préparer notre sol potager, il est important de s’habiller de vêtements dont on ne se sert plus, et surtout de se munir d’une paire de bottes en plastique, qui sera aussi utile que nos gants spécial jardinage. Une fois déguisés de la sorte, nous pouvons passer aux choses sérieuses.

Bien sûr, il ne faut pas oublier tout le matériel nécessaire. Pour en savoir plus à ce propos, la suite de notre article vous intéressera.

Constater l’état de son sol

Premièrement, il va nous falloir tester notre terre pour se rendre compte de quoi est-elle composée principalement. Il va donc nous falloir creuser un trou d’une profondeur de 30 centimètres à peu près, et en récupérer une bonne poignée que nous allons examiner.

Si celle-ci venait à être compacte, collante et épaisse dans notre main, cela voudrait dire que cette terre est faite d’argile. Ce qui n’est pas un mal au contraire, puisqu’elle aura les vertus de retenir l’eau et les engrais naturels que nous pourrons y ajouter, mais aussi d’être riche en éléments fertiles qui sont bénéfiques à la pousse de bien nombreuses plantes.

Si ce sol était plus sableux, et assez doux au toucher, où même recouvert par une épaisse couche au contact de l’eau, ce sol serait alors nommé limoneux. Tout aussi fertile que celui plus argileux, il est réputé être très aisé à travailler et parfait pour accueillir de futurs légumes et autres fruitiers.

Si cette terre était encore une fois sableuse, mais ce coup-ci très fine et légère comme de la poudre, qu’elle ne retienne quasiment pas l’eau et qu’elle soit presque chaude au toucher, nous serions en présence d’un sol dit sableux, idéal pour y planter des récoltes ayant tendance à être précoces. Il est aussi à noter que plus une terre sent bon le bois de forêt, plus elle est en bonne santé.

A contrario, une terre qui aurait mauvaise odeur et serait très compacte une fois dans la main serait signe d’un sol peu fertile qu’il faudra donc arranger avec différents engrais naturels.

Le travail de la terre

Pour arranger un sol en permaculture, nul besoin de trop se fatiguer physiquement, il faut juste être patient. En effet, il suffira de déposer sur notre sol toutes sortes d’engrais et fumiers entièrement naturels tels que des épluchures de légumes ou du fumier de chèvre et de cheval, et de laisser reposer quelques mois en attendant les nouveaux beaux jours.

Mais tout le monde n’a pas le temps d’attendre que tout se fasse si naturellement, et il arrive donc que même si nous souhaitons procéder le plus biologiquement parlant, nous soyons obligés d’actionner plus rapidement. Pour cela, il va vous falloir retourner la terre.

On peut se tuer le dos à faire cela à l’aide d’une pelle et d’une bêche, mais il sera tout de même conseillé d’utiliser des engins motorisés nommés des motobineuses.

Équipées de fraises rotatives qui pénètrent le sol et le retourne sans aucun effort de notre part, à part les diriger grâce à leur guidon, ces motobineuses thermiques sont parfaites pour aérer un terrain qui n’a pas servi depuis un bon bout de temps.

Et pour celles et ceux qui pourraient être dérangés par une motobineuse thermique, qui sent autant l’essence qu’elle pollue l’espace sonore de tout le voisinage, il en existe des versions électriques, qui même si elles ne sont pas aussi puissantes que les thermiques, font tout de même de l’excellent travail.

Comme sur ce site, on se rend compte que les motobineuses électriques sont bien plus maniables, car moins lourdes, et qu’elles ont un niveau sonore très acceptable.

Fertiliser votre sol avant de semer

Une fois notre terre bien aérée, car retournée sur sa globalité, il sera donc temps de lui fournir des engrais naturels et biologiques.

Du fumier naturel, du compost bio et des amendements, tels du calcaire ou du magnésium, seront parfaits pour rendre notre terre plus riche en matières organiques et minéraux, et donc forcément plus fertile.

Voilà, il ne restera donc plus qu’à semer et à planter, en prenant grand soin de vérifier que les nuits ne soient plus fraîches au point de voir le sol gelé.

Un dernier conseil pour garder la terre de nos plantes fraîche en été, et plus chaude à l’automne : ne pas hésiter à la recouvrir de paille, qui comme on le sait, est un excellent renfort thermique.

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