Les plantes d’intérieur pourraient améliorer la productivité de l’employé

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Les plantes d’intérieur pourraient améliorer la productivité de l’employé

Les plantes d’intérieur pourraient améliorer la productivité de l’employé

 

Résumé

La présente étude expose les avantages présentés par le fait de disposer des plantes dans un lieu de travail dépourvu de fenêtres, à savoir un laboratoire d’informatique dans une école professionnelle.

La tension artérielle et les émotions des participants ont été surveillées alors qu’ils étaient en train d’exécuter une tâche simple et minutée à l’ordinateur, en présence ou en l’absence de plantes.

Lorsque des plantes ont été ajoutées à l’espace intérieur, les participants sont devenus plus productifs (temps de réaction plus rapide de 12% pour le travail à l’ordinateur) et moins stressés (tension systolique abaissée de une à quatre unités).

Immédiatement après avoir accompli leur tâche, les participants placés dans l’espace avec plantes ont déclaré se sentir plus concentrés (une augmentation de 0,5 sur une échelle d’auto-évaluation allant de un à cinq) que les personnes se trouvant dans un espace sans plantes.

Portée pour l’industrie horticole

Posséder une bonne compréhension des plantes d’intérieur peut aider les professionnels de ces plantes à mieux vendre leurs services.

Cette étude fournit des éléments justificatifs supplémentaires concernant l’utilisation des plantes d’intérieur dans toute une gamme de décors intérieurs.

De nombreuses personnes pensent que l’apport de plantes dans des espaces clos améliore la productivité et la satisfaction du personnel. Pourtant, il n’y a que peu d’études concrètes s’intéressant à ces impacts.

Les études montrant l’impact sur la tension artérielle, par exemple, ont utilisé des vidéocassettes de plantes dans leur décor naturel et non des plantes vivantes introduites en conteneur dans un espace intérieur.

La présente étude, en ce qu’elle utilise des plantes d’intérieur ordinaires dans un laboratoire d’informatique, apporte la confirmation que les plantes d’intérieur peuvent contribuer à réduire le stress.

Elle vient encore étayer le fait que la productivité du personnel sur des tâches nécessitant concentration et réactions rapides peut être améliorée lorsqu’on ajoute des plantes à un espace de travail.

Introduction

On rencontre couramment des plantes d’intérieur dans de nombreux espaces clos tels que des maisons, bureaux et lieux de commercialisation.

Le design dans l’aménagement intérieur est largement répandu dans les domaines de la représentation où il a été prouvé qu’il stimulait le taux de présence et la génération de profits (3).

Intuitivement, les gens sentent que le contact avec les plantes et la nature est a un effet récupérateur et calmant.

Cette croyance répandue trouve sa matérialisation dans l’architecture paysagère des résidences collectives, dans le recours à des plantes pour décorer les parcs d’attraction ainsi que dans d’autres segments de l’industrie du tourisme, dans l’essor du jardinage dans la ville et au niveau collectif local, ainsi que dans l’introduction de plantes dans les espaces de bureaux et de détail (10, 13).

Dans les années 60, le plan ouvert de type “office landscape” caractérisé par un usage abondant de plantes en pot dans le but de diviser l’espace de travail, était très populaire (14).

Bien que l’environnement du bureau ait changé avec le temps, les plantes d’intérieur continuent d’être utilisées dans des espaces de travail.

Alors que le travail devient de plus en plus complexe sur le plan de la technologie, la fréquence des troubles liés au stress dans les milieux du travail est en augmentation (12). Le besoin d’une compréhension approfondie de la relation entre les plantes et les êtres humains est devenue de plus en plus évident (10).

L’interaction avec les plantes, à la fois de manière passive et active, peut changer les comportements humains, les attitudes et les réponses psychologiques (10). Sur le plan de la réduction du stress, les avantages présentés par le fait de regarder passivement des plantes dans des décors naturels ont été bien étudiés (5, 9, 15, 16).

Cependant, nombreuses sont les personnes qui travaillent dans des espaces de bureaux dépourvus de fenêtres et ont donc peu d’occasion de voir la nature.

Les recherches montrent que les personnels évoluant dans ce type d’environnement de bureaux sans fenêtres connaissent un taux de satisfaction au travail moins élevé et évaluent les conditions physiques de leur travail comme moins “agréable et stimulante” que les personnes travaillant dans un cadre avec fenêtres (4).

Les plantes sont largement utilisées dans le but d’améliorer la satisfaction en espace clos (7, 13).

Des rapports d’études menées en Allemagne dans les années 60 affirment que lorsque des plantes sont disposées dans des espaces de bureaux, par opposition aux bureaux traditionnels sans plantes (1, 2), ont pour conséquence un moral meilleur, une baisse de l’absentéisme ainsi qu’une plus grande efficacité du personnel.

Dans les années 80, les considérations portant sur les mérites du paysage d’intérieur ont continué de suggérer que les plantes encourageaient la productivité, allant même jusqu’à une amélioration de 10 à 15%, lorsqu’elles étaient intégrées dans des bureaux et autres aires de travail (8, 11). Ces avis relatifs à l’augmentation de la productivité dans des bureaux dont l’aménagement a été conçu avec des plantes, sont devenus courants.

Pourtant, nous n’avons pas été capables de trouver des travaux de recherche venant étayer cette thèse. L’objectif de ces expériences a été d’examiner l’impact des plantes d’intérieur sur le bien-être et la productivité de l’être humain dans un environnement de travail sans fenêtres.

Les réponses de personnes placées en présence et dans l’absence de plantes ont été comparées.

Matériaux et méthodes

Cadre de l’expérience

Des expériences ont été conduites dans un laboratoire d’informatique par instructions de l’Université de l’État de Washington où se trouvaient 27 postes d’ordinateur.

La pièce avait 13,5 mètres de long, 7,3 mètres de large et 2,6 mètres de haut. Il n’y avait pas de fenêtres, et l’éclairage se faisait par le plafond au moyen de lampes fluorescentes.

La pièce était, en grande partie, de couleur blanc cassé, les dessus de bureau de couleur orange foncé. Quant aux conditions extérieures de la pièce, la température était de 27°C, l’humidité relative (38%) et 420 lux sur la surface de travail pendant les deux expériences.

Participants

Les 96 participants rassemblaient en majorité des volontaires non diplômés venant d’une classe d’économie en agronomie.

Ils étaient âgés entre 18 et 46 ans ; 78% d’entre eux avaient moins de 25 ans. Ils regroupaient des hommes et des femmes à parts égales. 84% des personnes participantes étaient des étudiants de l’Université, le reste, des personnels de l’Université ou bien des membres de collectivités du voisinage.

Tous les sujets avaient utilisé des ordinateurs auparavant et la plupart utilisaient des ordinateurs au moins une fois par mois. La moitié des personnes ont déclaré que leur aptitude pour la dactylographie était moyenne, 30% pensaient aller plus vite que la moyenne.

Quand on leur a demandé s’ils aimaient les plantes, 81% ont dit “oui” et le reste, soit était sans opinion, soit a répondu “non”. Soixante-six pour cent avaient des plantes à la maison ou sur leur lieu de travail. Les corrélations entre les réponses à l’enquête démographique et le mode de traitement appliqué ont été examinées.

On n’a pas trouvé de corrélation significative entre une variable démographique et le mode de traitement à l’exception du cas où les participants avaient des plantes à la maison ou sur le lieu de travail.

Environ 75% des personnes ayant effectué le mode de traitement sans plantes avaient des plantes à la maison ou sur le lieu de travail tandis que seuls 58% des personnes ayant suivi le mode de traitement avec plantes avaient des plantes à la maison ou sur le lieu de travail.

Des statistiques portant sur le traitement par réponse démographique pour cette variable ainsi que d’autres statistiques qui auraient pu expliquer les résultats ont aussi été examinés mais il n’y a pas de rapports significatif ou signifiant qui ait été trouvé.

Par exemple, le niveau des personnes dans le domaine de la maîtrise de l’ordinateur n’a pas eu d’influence sur la façon dont elles ont répondu à l’expérience.

Ces analyses ont confirmé qu’il n’y avait pas de différences significatives entre les personnes dans les groupes d’expérience et que les variables démographiques n’étaient pas utiles pour l’interprétation des résultats.

C’est la raison pour laquelle seuls les résultats pour toutes les personnes au sein d’une expérience seront étudiés et les statistiques concernant les réponses ne seront pas classées en fonction de données démographiques.

Une expérience préliminaire, appliquant des procédures légèrement différentes, a formé la base du concept de cette expérience.

La majorité des 160 personnes prises dans l’expérience préliminaire était des volontaires venant d’une classe de psychologie avancée dans le cursus de l’Université de l’État de Washington et leur âge moyen était de 20 ans.

Productivité

Un programme informatique visant à tester la productivité et à déclencher une situation de stress été spécifiquement conçu par l’auteur principal et créé par un informaticien spécialisé dans les systèmes d’information de l’Université de l’État de Washington.

Des tests de temps de réaction sont utilisés pour obtenir une mesure objective du processus mental (17). Notre programme présentait, de manière aléatoire, une forme prise parmi trois formes de tailles différentes, dans des emplacements divers, à des intervalles de temps aléatoires, sur l’écran de l’ordinateur.

Les variables incorporées dans ces programmes ont été reliées à des différences dans les temps de réaction (17).

On a demandé aux participants d’appuyer sur une touche correspondant à la forme apparaissant sur l’écran aussi vite que possible après avoir reconnu la forme ; de cette manière les participants avaient le choix parmi trois réponses.

Les mesures de temps de réaction où les répondants ont plus d’une réponse possible sont associées à un fonctionnement mental complexe et sont considérées comme un instrument approprié pour mesurer la performance dans des conditions de stress ou de fatigue (17).

Cent symboles ont été présentés dans la même séquence aléatoire, à chacun des participants, conservant ainsi à la tâche sa complexité pour chacun. L’intervalle de temps, après avoir pressé la bonne touche, qui clarifiait l’écran jusqu’à ce que le symbole suivant apparaisse, variait entre zéro et quinze secondes.

Pour chacun des symboles présentés, le nombre de mauvaises touches enfoncées et le temps de réponse avant d’appuyer sur la bonne touche (temps de réaction) étaient automatiquement enregistrés dans un fichier informatique.

L’expérience préliminaire ne contenait la présentation que de 50 symboles et le temps de réaction entre ces symboles variait de 1 à 15 secondes, faisant du travail une tâche quelque peu moins ennuyeuse que le travail demandé pour l’expérience finale.

Le concept et le contenu du programme informatique ont été étudiés par un psychologue qui l’a considéré comme étant un instrument approprié pour mesurer le temps de réaction.

Le programme a été testé préalablement sur plusieurs ordinateurs afin de s’assurer du bon enregistrement des mesures.

Un groupe d’utilisateurs d’ordinateurs a aussi prétesté le programme afin d’établir sa facilité d’utilisation. La tension artérielle enregistrée pendant l’utilisation du programme a confirmé que le programme déclenchait effectivement une situation de stress.

Mesures du stress

plantes au travail

Les états émotifs, la tension artérielle, et la vitesse du pouls ont été mesurés sur les participants pendant l’expérience.

Le Zucherman Inventory of Personal Reactions (ZIPER) a été utilisé pour surveiller les états émotifs (18). Les répondants ont indiqué, sur une échelle de un à cinq, à quel point le niveau d’une émotion comme “je me sens triste” pouvait décrire ce qu’il ressentait sur le moment.

Un moniteur de tension artérielle numérique oscillométrique automatique Omron modèle HEM-713C (Omron healthcare, Inc., Vernon Hills, IL) a été utilisé pour mesurer la tension artérielle et le pouls. Les augmentations de tension artérielle correspondaient à une augmentation du stress (16).

Le brassard du moniteur était placé sur le bras le moins actif de la personne, de manière à ce que des lectures puissent être faites alors que la personne était en train d’utiliser son bras dominante pour la tâche de productivité.

On a demandé à ces personnes de placer le bras équipé du brassard dans une position fixe et détendue pendant la prise des mesures.

Tableau 1. Les plantes d’intérieur ajoutées au laboratoire informatique pendant les essais avec présence de plantes.

Traitements et procédures.

Deux traitements ont été envisagés dans cette expérience : en présence de plantes, en l’absence de plantes.

Pour le traitement en présence de plantes, des variétés de plantes d’intérieur courantes et tolérant une faible luminosité ont été placées sur toute la périphérie de la pièce (tableau 1).

Les plantes étaient disposées sur le sol, sur les tables, ou encore suspendues, tout en donnant l’apparence d’un espace intérieur bien conçu sans être pour autant luxuriant. Les plantes occupaient des emplacements positionnés de manière telle qu’elles puissent être perçues par chaque personne assise devant un écran d’ordinateur sans interférer avec les activités. Jusqu’à 8 personnes ont pu être testées à chaque fois.

Les personnes entraient dans la pièce et s’asseyaient devant les écrans d’ordinateur qui leur étaient indiqués. Des assistants les encadraient ensuite pour le bon déroulement d’une série de tâches.

Des mesures ont été prises dans l’ordre suivant : questionnaire ZIPER avant travail, mesures de la tension artérielle et de la vitesse du pouls avant travail, exécution du travail de productivité à l’ordinateur avec mesure de la tension artérielle et du pouls à peu près à mi-parcours de l’exécution, questionnaire ZIPER après travail, mesures de la tension artérielle et de la vitesse du pouls après travail, enquête démographique.

Chaque personne a été testée, soit en présence de plantes, soit en leur absence mais jamais dans les deux types de circonstances.

Analyses statistiques.

Des données relevées sur des personnes testées en présence de plantes ont été comparées à celles relevées sur des personnes testées en l’absence de plantes.

Une analyse de variance simple a été réalisée sur les données relatives à la productivité alors qu’une analyse de variance à plusieurs variables a été effectuée relativement à l’évolution de la tension artérielle.

Des écarts entre les traitements des réponses sur les questionnaires ZIPER avant et après travail ont été constatés en utilisant le test non-paramétrique Mann-Whitney ‘U’ dans l’analyse NP ARIWAY en SAS (Cary, NC).

En ce qui concerne les éléments ZIPER présentant des différences significatives entre les traitements et présentant des changements de plus de 03, unité dans les résultats obtenus avant travail et après travail, le changement pendant le traitement a été évalué à l’aide d’un test t.

Un niveau alpha allant jusqu’à 10% a été choisi pour tous les paramètres de l’expérience, afin de s’assurer que des rapports importants ne seraient pas oubliés (6).

Résultats et discussion

Mesures du stress

En ce qui concerne l’enquête ZIPER avant travail, il n’y avait pas de différences significatives entre les personnes testées en présence de plantes, par comparaison avec celles testées en l’absence de plantes.

Les personnes ont signalé en général des niveaux modérés d’émotions positives comme, par exemple, se sentant sans souci ou joyeuses. Elles ont indiqué de faibles niveaux d’émotions négatives, telles que colère et angoisse.

Après avoir exécuté l’activité de production, il n’y avait toujours pas de différences sur la plupart des aspects testés en présence de plantes et en l’absence de plantes.

On a remarqué des différences sur le thème “je me sens plus attentif ou concentré”(ill. 1). Après l’exécution de la tâche, les gens ont dit se sentir plus attentifs en présence de plantes (une augmentation de 0,5 unités sur une échelle de un à cinq) qu’en l’absence de plantes.

Les comparaisons avec un traitement ont révélé que les personnes testées en présence de plantes ont montré des écarts significatifs dans les scores obtenus dans la concentration après travail par rapport à la concentration avant travail (une augmentation de 0,5 unités, P < 0,01), tandis qu’il n’y avait pas de changement dans la concentration des personnes ayant travaillé en l’absence de plantes.

Ce constat en vaut la peine car l’attention est un aspect important des personnels dans la plupart des fonctions.

On n’a pas remarqué de différences significatives dans les lectures de fréquence de pouls (données non montrées).

Les écarts significatifs entre les traitements ont été remarqués à propos de la tension artérielle systolique (le nombre supérieur dans la lecture classique de la tension artérielle), en se basant sur une analyse à plusieurs vaariables comparant les changements entre les différentes lectures.

Pour les deux traitements, les personnes présentaient des lectures de tension artérielle similaires avant de commencer le travail de production à l’ordinateur (Ill. 2).

La tension artérielle systolique a augmenté dans les deux traitements alors que ces personnes étaient en train de réaliser leur tâche. Cela était une indication que la tâche induisait une forme de stress.

La montée de la tension artérielle était moins importante pour les personnes qui travaillaient en présence de plantes que pour celles testées en l’absence de plantes (respectivement +1 et +4 unités).

Pour les deux traitements, les personnes ont connu une baisse de la tension artérielle systolique après avoir terminé la dernière partie de l’enquête et cette baisse s’est avérée plus importante pour les personnes testées en présence de plantes que pour les personnes testées en l’absence de plantes (respectivement -4 et -2 unités).

Dans l’étude préliminaire, la tension artérielle a été mesurée seulement avant et après l’activité, pas pendant l’exécution de la tâche.

Des tendances similaires dans la tension artérielle systolique ont été remarquées mais les changements n’étaient pas significatifs.

Dans cette étude, aussi bien que dans l’étude préliminaire, les changements dans la tension artérielle diastolique n’étaient pas significatifs mais les tendances étaient semblables à celles observées pour les lectures systoliques.

Ces résultats montrant une influence modératrice des plantes sur la tension artérielle sont cohérents avec les recherches menées ailleurs.

Ulrich et autres (16) ont étudié les taux de récupération des personnes pré-stressées regardant des vidéocassettes de décors urbains et dans la nature.

Il a rendu compte d’une récupération du stress plus rapide et plus complète en utilisant des instruments de mesure incluant le temps de parcours pour le pouls, une corrélation de la tension artérielle systolique, chez des personnes en train de regarder des scènes de nature par rapport à celles en train de regarder des scènes urbaines.

Cette étude confirme que les plantes d’intérieur vivantes placées dans des conteneurs peuvent provoquer les mêmes réponses que la vue de paysages naturels enregistrés sur vidéocassette.

Le test de productivité à l’ordinateur

La présence de plantes n’a pas eu d’effet sur le nombre d’erreurs faites lors des tests de productivité. Les personnes testées dans les deux traitements ont fait un nombre similaire d’erreurs. (Ill.3)

Le temps de réaction en présence de plantes était de 12% plus rapide qu’en l’absence de plantes, ce qui était une indication que les plantes auraient pu contribuer à une productivité accrue (Ill.3).

Dans l’étude préliminaire, en utilisant une version de la tâche de productivité à l’ordinateur présentant moins de symboles et des délais plus longs, les temps de réaction en présence et en l’absence de plantes n’étaient pas différents de manière significative.

Cependant, les moyennes étaient cohérentes avec les résultats de cette étude (6% plus rapide avec des plantes que sans plantes).

Ces résultats, qui présentent des temps de réaction plus rapides en présence de plantes qu’en leur absence, à propos d’une tâche nécessitant une concentration visuelle, sont cohérents avec les affirmations portant sur une productivité accrue du personnel en présence de plantes (1, 2, 8, 11).

Nous n’avons pas trouvé d’études scientifiques exposant une productivité accrue en présence de plantes. Les résultats de cette étude sont prometteurs car ils indiquent que ces prétentions ne sont pas erronées.

La tâche utilisée pour mesurer la productivité dans cette étude nécessitait une concentration visuelle, un effort mental ainsi qu’une dextérité manuelle. Les facteurs contribuant à la productivité des employés actuels sont complexes et multiples.

L’impact complet des plantes sur la productivité des employés actuels ne peut pas être estimé à partir de cette étude qui n’envisageait que des aspects limités et à court terme de la productivité mais ces résultats montrent clairement que ce domaine de recherche justifie une étude plus approfondie.

Ill. 1 Réponses aux déclarations “Je me sens plus attentif ou concentré” sur une échelle de 1 (pas du tout) à 5 (beaucoup plus), avant et après avoir fini la tâche de productivité à l’ordinateur en présence ou en l’absence de plantes (les barres avec des lettres différentes sont différentes, P < 0,05). Ill. 2

La tension artérielle systolique avant, pendant et après avoir fini la tâche de productivité en présence ou en l’absence de plantes (lignes différentes, P = 0,076).

Ill 3. Les erreurs et le temps de réaction sur la tâche de productivité à l’ordinateur en présence et en l’absence de plantes (les barres avec des lettres différentes sont différentes, P < 0,06).

Publications mentionnées

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