Les plantes, un moyen économique d’améliorer les conditions de travail

Close

Les plantes, un moyen économique d’améliorer les conditions de travail

Les plantes, un moyen économique d’améliorer les conditions de travail

L’état de l’air en espace clos est un sujet de recherche depuis le début des années quatre-vingt, époque où le syndrome des bâtiments malades a été identifié.

Dans des écoles frappées de ce syndrome, l’introduction de quelques plantes dans les salles de classe, les salles des professeurs et les bureaux est un moyen simple et rentable d’améliorer l’air ambiant pour tous.

Étant donné les pressions permanentes relatives au financement, les pouvoirs locaux ainsi que les autorités chargées de l’éducation seront ravis d’apprendre que l’utilisation de plantes représente un moyen rentable de parvenir à purifier l’air en permettant aux personnels et aux élèves de se sentir mieux et d’améliorer leurs prestations.

Sans oublier la valeur ajoutée esthétique des plantes qui agira encore sur le moral.

Les plantes ont fait leur preuve dans une école norvégienne.

Au cours de recherches menées dans une école primaire norvégienne, des plantes ont été introduites dans des salles de classe afin d’améliorer l’atmosphère à l’intérieur. Les résultats de ces recherches montrent que, dans les salles de classe où se trouvaient ces plantes, il y a eu moins de problèmes de santé.

Des élèves ont encore communiqué leur appréciation positive des plantes car elles donnaient une impression accentuée de fraîcheur aux salles de classe, généralement plus agréable et attrayante. Ces résultats viennent confirmer des résultats antérieurs issus d’études semblables menées dans l’environnement de bureaux de travail.

Améliorations apportées à l’école

Les deux études ont été conduites par le Professeur Tøve Fjeld de l’Institut d’Horticulture dépendant de la faculté norvégienne d’Agronomie.

L’école en question, qui se trouvait à Tønsberg en Norvège, avait un passé de problèmes de santé sérieux dus à l’atmosphère régnant à dans les salles de classe et dans d’autres espaces clos de l’école.

La ventilation était mauvaise et le manque de moyens financiers, problème bien connu au Royaume-Uni, avait pour conséquence qu’il n’y avait pas de possibilité d’investir dans une ventilation meilleure ou encore d’apporter des améliorations structurelles.

Ce projet a été retenu comme une méthode alternative pour améliorer les conditions ambiantes. Il impliquait le recours a des plantes en tant qu’incluses dans un système biologique.

Le système biologique…

Fjeld a eu utilisé des conteneurs de quatre mètres de long, garnis de tout un assortiment de plantes, et placés dans des salles de classe sélectionnées.

Les conteneurs, encore connus sous le nom d’unités Bioprocess®, disposaient d’un réservoir qui rassemblait à la fois du compost et de l’eau. Ils ont agi comme un systèmes biologique complet. L’air environnant était attiré dans le système au moyen d’un tuyau et redistribué dans toute l’étendue du compost.

Le système Bioprocess® qui est insonore ne permet pas seulement de retirer à l’air ses impuretés. Il s’agit d’un processus biologique qui améliore aussi l’évaporation de l’eau, en garantissant une contribution essentielle à la purification de l’air.

Et la façon dont il marche…

Il a été clairement établi, à partir de travaux menés auparavant par plusieurs chercheurs, que les racines de plantes décomposent n’importe quelle substance chimique qui aurait été absorbée par cette voie ou bien naturellement par les feuilles des plantes, les transformant ainsi en nutriment pour la plante.

De la même manière, par son processus naturel de transpiration, les plantes aident au maintien de l’humidité de l’air.

Enquête auprès des personnes concernées

Entre février 1997 et février 1998, une enquête a été menée au sein de deux groupes test. Un groupe réunissait 61 élèves et 8 professeurs qui étaient au contact de ces unités de plantes tandis que l’autre groupe, qui comptait 59 élèves et 2 professeurs, restait dans ses conditions originelles de travail.

Les professeurs et les élèves ont répondu à 4 questionnaires avant, pendant et à la fin de l’expérience dans le but de caractériser leurs sensations. Les résultats obtenus au sein du groupe qui avait travaillé dans les salles équipées de ces unités de plantes, furent les suivants :

  • 47% de réduction de maux de tête
  • 37% de réduction de maux de gorge ou de sensation de gorge sèche
  • 69% ont affirmé se sentir mieux en général
  • les personnes sensibles au rhume se sont plaint de cette affection moins souvent
  • les pièces ont été perçues comme étant plus grandes

Soutenir l’attention du dernier rang!

Avantage complémentaire : les plantes ont semblé favoriser la concentration et la productivité,

Des recherches menées aux États-Unis ont montré que les plantes amélioraient le niveau de concentration.

Un professeur de Washington, Virginia Lohr, a retenu deux groupes semblables travaillant dans un laboratoire d’informatique dépourvu de fenêtres. L’un des groupes occupait son espace habituel garni de plantes tandis que l’espace de l’autre groupe restait sans plantes.

Les deux groupes utilisaient un logiciel informatique spécialement conçu de manière à ce que tous les participants effectuent un travail similaire.

Ont ainsi été mesurés, avant, pendant et après l’expérience : l’état émotionnel, la pression artérielle avant et après travail ainsi que la vitesse du pouls.

Une productivité accrue…

Alors que les deux groupes ont réalisé un nombre semblable d’erreurs, le groupe qui travaillait en présence de plantes a enregistré un temps de réaction qui était 12% plus rapide que ceux qui travaillaient dans leur environnement habituel sans les plantes.

En fait, cela revient à dire que leur taux de production était également plus grand.

… et une concentration améliorée

La pression artérielle ainsi que la f’fréquence du pouls des participants sont encore revenus à un rythme normal plus rapidement et les données recueillies ont montré des augmentations significatives dans l’attention soutenue ultérieurement à la tâche.

Le professeur Fjeld continue ses recherches avec des groupes dans deux autres écoles. En attendant, tous pouvoirs locaux dont les moyens de financement seraient réduits ne s’avanceraient pas trop en faisant installer quelques plantes dans des salles de classe afin d’en faire non seulement des espaces agréables mais aussi des lieux de travail et d’apprentissage plus sains.

Add Comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *